Mon île. Ma grande île.
Le matin quand je me réveille un oiseau chante déjà tout près de moi.
Un bateau au loin sort du port et le soleil dissipe doucement une brume qui dévoile peu à peu la baie.

La baie

Mon île. Ma grande île.
Il en faut des efforts pour rejoindre une de tes plages.
Il en faut des heures de marches sous les arbres, entre les racines pour pouvoir fouler le sable fin.

Racines

Mon île. Ma grande île.
Les chiens dorment au milieu de tes routes.
Ils sont chez eux, assoupis, bienheureux, en sécurité.

Les chiens

Mon île. Ma grande île.
Quand la fatigue nous prend, nous attendons les pieds dans l’eau un bateau qui nous ramènera.
Les oiseaux, les singes et les écureuils nous attendrons sur le chemin du retour.

En bateau

Mon île. Ma grande île.
Il n’y a que le bruit des vagues, du vent et des rires.
Tu es silencieuse à notre modernité.

Silence

Mon île. Ma grande île.
Tes vagues sont puissantes, fortes. Ton sable est fin, chaud parfois noir.
Tes arbres s’entrelacent et ton ciel est sans fin.

Entrelacs

Mon île. Ma grande île.
Le soir, les gens se rassemblent, parlent simple, partage des plaisirs menus.
Une galette qui a le goût du souvenir, un sourire au parfum d’avant.

Le soir

Mon île. Ma grande île.
Je m’allonge en frissonnant un peu sous le vent du large.
Je m’endors sous tes étoiles qui semblent plonger dans tes eaux claires.

Là-bas

Mon île.
Ma grande île.
Pas si grande ...

Mon île